Portrait d’entrepreneuse : l’interro écrite de “FOLKESHI”

Portrait de Folkeshi. Kokeshi dolls

 

Aujourd’hui, je suis très heureuse de vous présenter le portrait de Laetitia, fondatrice de Folkeshi ! Fraîchement revenue en France après 5 années passées au Japon, son univers de kokeshis m’a fait craquer dès le premier jour ! Neuves ou vintage, ces poupées japonaises en bois trop mignonnes sont chargées d’une histoire, elles nous transportent tout droit au pays du soleil levant. 

Lorsqu’elle vivait au Japon, Laetitia a chiné beaucoup de modèles uniques pour les proposer à la vente sur son site internet Folkeshi. Elle a également parcouru les ateliers et tissé des liens avec des artisans locaux afin de nous permettre de nous procurer de jolies kokeshis neuves, tout droit sorties de l’atelier.

Je vous laisse découvrir son interview d’ancienne expatriée qui a entrepris à l’étranger ! Personnellement, rien que ses photos et le mot “Japon” me font déjà rêver 😉


 

Bonjour Laetitia ! Peux-tu te présenter et nous parler un peu de “Folkeshi” ?

Bonjour Mélanie ! Je m’appelle Laetitia Hébert, j’ai 31 ans, et j’ai exercé pas mal de jobs différents : libraire, chargée de projets culturels, rédactrice web, prof de français langue étrangère… Je reviens tout juste de 5 ans de vie au Japon, avec dans mes « valises » un petit garçon et une entreprise individuelle, tous deux nés là-bas !

Folkeshi est une boutique de poupées kokeshi. Ce sont des objets de décoration en bois, fabriqués artisanalement dans le fin fond du Japon, et dont l’art se transmet de génération en génération. Je vends des poupées anciennes, que j’ai chinées, et des poupées neuves en collaboration avec les artisans, rencontrés au Japon. 

Folkeshi, Japanese kokeshi dolls. Poupée kimono, fleurs de cerisier

Quand et pourquoi as-tu décidé de te lancer dans l’aventure entrepreneuriale avec les kokeshis ?

Je suis un mauvais exemple : j’ai commencé par hasard, juste en estimant le budget de départ… J’ai commencé à acheter des kokeshis pour moi, en brocante, et je me suis dit que ça intéresserait bien quelqu’un d’autre ! Une fois que j’ai réalisé que administrativement parlant, c’était très faisable, j’ai creusé la question : mener ma propre barque me paraissait très excitant ! Je t’avoue aussi que la création de Folkeshi a coïncidé, à quelques mois près, avec l’entrée en crèche de mon fils… Plus de temps, donc plus de projets.

La première année, je ne vendais que des kokeshis chinées. Ça a bien pris, j’ai eu beaucoup de chance ! Par la suite, j’ai commencé à travailler avec des artisans japonais, pour m’impliquer plus dans l’économie actuelle de ces poupées. Et aujourd’hui, Folkeshi est une entreprise française.

Hiroshi KANOU, artisan japonais. Folkeshi, kokeshi dolls
Hiroshi KANOU, artisan japonais à l’oeuvre.

Que trouves-tu le plus difficile dans un tel projet ?

C’est vrai qu’il y a des aspects particulièrement challengeants. Dans le détail, la communication avec les artisans m’oblige à améliorer mon japonais, une langue pas évidente avec ses 3 systèmes d’écriture ! De manière plus globale, construire et développer l’activité pour passer de revenu accessoire à revenu principal est un défi. Et le pilotage budgétaire, pas ma tasse de thé…

Au contraire, qu’est ce que tu aimes le plus ?

Ce que je préfère, c’est découvrir des artisans, leur travail, les modèles qui vont plaire à mes clients ; et aussi, en relation très étroite avec cela, partager mon amour de cet artisanat. Il y a tellement de choses à apprendre et transmettre à propos des kokeshis ! Ces poupées sont entièrement faites à la main, selon un savoir enseigné de père en fils bien souvent. Chaque famille d’artisans a ses propres spécificités, qui s’expriment dans les motifs, les traits de visage… Une infinité de nuances à découvrir.

Poupées kokeshi japonaises. Folkeshi, kokeshi dolls
Une partie de la jolie collection de poupées kokeshi de Laetitia

Est-ce plutôt facile de lancer une activité quand on est expatriée au Japon ?

Les formalités pour démarrer une entreprise individuelle au Japon sont très simples – il faut juste parler suffisamment japonais pour suivre les explications du Centre des impôts, ou se faire accompagner. L’imposition et les taxes sont très faibles… mais du coup, on ne cotise à rien. Donc c’est bien si on a une assurance vieillesse et santé ailleurs, via un emploi salarié ou une assurance privée. Il faut aussi vérifier que son visa autorise à travailler, ou demander une dérogation.

Entreprendre demande forcément de l’implication… Comment gères-tu ton équilibre entre vie professionnelle et vie perso au quotidien ?

Au Japon, je ne le gérais peut-être pas très bien ! Le décalage horaire avec mes clients demandait de la disponibilité en soirée, par exemple pour les posts sur les réseaux sociaux et le service client. Je travaillais 3 demi-journées par semaine comme prof de français, et j’avais mon fils à la maison deux jours complets… donc je travaillais pour Folkeshi par petites plages horaires, avec un peu de frustration de ne pas pouvoir en faire plus !

Ici en France, mon petit garçon est scolarisé toute la journée donc je peux consacrer tout son temps de présence à l’école pour mon activité, je crois que ça va être bien mieux. J’essaie aussi de ne pas trop parler de kokeshis à mon mari… avec un succès tout relatif !

Folkeshi, kokeshi dolls. Chez Teruyuki HIRAGA
Atelier-boutique de Teruyuki HIRAGA, à Sakunami onsen.

Quel conseil donnerais-tu à celles et ceux qui, comme toi, rêvent de mêler passion et travail en créant leur activité ?

D’abord un conseil de prudence que j’applique maintenant, à défaut de l’avoir fait au début : même si vous n’aimez pas les chiffres, faites les calculs : à quel volume de vente serez-vous rentable ? Combien est-ce que vous pourrez vous payer, et est-ce que ça passe avec le budget familial ?

Le second conseil : entourez-vous ! Construisez un petit cercle de personnes qui partagent votre situation, dans la vraie vie ou en ligne, et échangez sur vos difficultés, vos espoirs, vos projets, ça aide à trouver les solutions ou mettre les choses en perspective.

Poupée japonaise kokeshi. Folkeshi kokeshi dolls.

Où peut-on trouver tes jolies poupées japonaises ?

Je vends ces poupées japonaises, anciennes et neuves, sur mon site : www.folkeshi.com. J’expédie dans le monde entier.
Je poste souvent des aperçus des nouveaux ajouts sur mon compte instagram @folkeshi – c’est aussi le bon endroit pour faire une demande spéciale, ou une demande de réservation.

Dans les coulisses de l'atelier de Katsunori YOSHIDA, à Naruko onsen. Folkeshi
Dans les coulisses de l’atelier de Katsunori YOSHIDA, à Naruko onsen.

Les prochaines grandes étapes pour ton activité Folkeshi ?

Mon objectif pour 2018, c’est de développer des conférences, pour expliquer l’histoire des kokeshis japonaises, et de mettre en place des ateliers pour peindre sa propre poupée kokeshi. L’étape d’après, peut-être une exposition !

 

Portrait de Laetitia. Fondatrice de Folkeshi, kokeshi dolls

 


Merci beaucoup à Laetitia de nous avoir plongés dans son univers et de nous avoir fait part des nouveaux projets pour Folkeshi ! Je trouve que ce sont de superbes idées pour faire découvrir ce monde de poupées japonaises ici en France. D’ailleurs, je réserve tout de suite une place pour les futurs ateliers 🙂
N’hésites pas à nous donner de tes nouvelles pour que l’on puisse suivre toutes les actus Folkeshi à venir !


Et si vous n’avez pas encore lu les derniers portraits d’entrepreneuses, je vous invite à les découvrir par ici.
À très vite !

 

Comme Laetitia, avez-vous tenté l’aventure entrepreneuriale à l’étranger?
N’hésitez pas à venir partager votre expérience et vos projets par ici!

 

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